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L’entrée en apprentissage, une démarche qui ne s’improvise pas

La signature du contrat d’apprentissage n’est que l’aboutissement d’un projet soigneusement préparé. Petit résumé des étapes incontournables de ce parcours.

Par Julien Meda

Avec près de 150 métiers répartis en sept pôles de formation, la richesse de la formation professionnelle à Genève n’est plus à démontrer. «Il est donc primordial de bien s’informer sur les professions et filières existantes avant de faire son choix», insiste Sophie Egger Genoud, responsable de la surveillance et de la qualité au Service de la formation professionnelle de l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC).

Bien se documenter

Pour aider les élèves à franchir ce cap, de nombreuses prestations leur sont offertes. A commencer par la collection des fiches du site www.orientation.ch, qui complète la vaste documentation disponible en libre accès à la Cité des métiers (CdM) à Plainpalais. Un travail d’information qui peut être affiné en tout temps auprès des spécialistes de la CdM ou des conseillers en orientation présents dans les établissements scolaires.
La CdM organise également des ateliers (Comment construire son projet professionnel? Comment gérer son premier entretien d’embauche?) et divers événements destinés aux futurs apprentis: les Zooms Métiers  ou encore le désormais traditionnel «Printemps de l’apprentissage» représentent autant d’occasions de découvrir des métiers et des secteurs d’activité au contact de professionnels et de jeunes en formation.

Se confronter au terrain

Une fois son premier choix arrêté, rien de mieux que la réalité du terrain pour le confirmer ou l’infirmer. «Il n’est effectivement pas rare que la représentation qu’on se fait d’un métier ne corresponde que partiellement à la réalité», remarque Sophie Egger Genoud. Un stage d’observation permettra de tester ses compétences et ses aptitudes dans un cadre concret et, le cas échéant, de modifier son projet en conséquence. Enfin, la visite d’un centre de formation professionnelle, individuellement ou en classe, constitue également une étape importante pour appréhender son éventuel futur environnement.

Le respect des délais est tout aussi important. Un apprentissage en système plein temps (voir ci-dessous) impliquera d’être attentif aux dates d’inscription dans les centres de formation professionnelle. La recherche d’une entreprise formatrice, notamment par le biais des recrutements en direct de la CdM (www.citedesmetiers.ch/geneve,sous la rubrique «Agenda») supposera la préparation d’un dossier de candidature. Et la validation de son contrat d’apprentissage par le Service de la formation professionnelle exigera le suivi d’une procédure précise.

S’y prendre assez tôt

«La recherche d’une place d’apprentissage peut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il faut commencer ses démarches le plus tôt possible, insiste Sophie Egger Genoud. Le Service de la formation professionnelle reçoit déjà des contrats dès le mois de janvier qui précède la rentrée scolaire.» Dernier point important: dans la plupart des métiers, les associations professionnelles organisent des tests d’aptitude pour sélectionner leurs candidats ( Plus d'infos sur : www.ge.ch/formation_professionnelle/procedures_admission.asp ).

Dual ou plein temps?

En fonction du métier choisi, deux formules sont possibles. Le premier est l’apprentissage en alternance entreprise-école (système dual), dans lequel l’apprenti partage son temps entre son entreprise formatrice (trois à quatre jours par semaine) et les cours théoriques en école. Le second est la formation en école à plein-temps, où, les apprentis suivent leur formation pratique et théorique dans un cadre scolaire. Le diplôme obtenu (CFC) est le même dans les deux cas.
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