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À Genève, le domaine de la construction cherche ses apprentis

Les diverses professions du secteur, qui font grandir la ville, cherchent à former la relève.

Laurie Josserand

«On a besoin de jeunes dans les domaines de la construction! De jeunes hommes et femmes motivés, avec un bon niveau et qui pourront évoluer dans des postes de cadres!» martèlent en choeur Jean-Luc Guérineau, coordinateur pour la formation professionnelle à la Commission paritaire des métiers du bâtiment second oeuvre Genève (CPSO Genève), et Jean-Denis Babel, conseiller en formation, répondant au Pôle construction à l’Office pour l’orientation, la formation

professionnelle et continue (OFPC) à Genève. Toutefois, même si le nombre d’apprentis recrutés en cette année 2020 dans le second oeuvre atteint presque le même niveau que l’an passé, il reste des places à pourvoir dans les domaines de la gypserie-peinture, de la plâtrerie-construction à sec, de l’étanchéité, de la vitrerie et de la décoration d’intérieur. «Durant la période du semi-confinement, nous avons contacté les jeunes ayant montré de l’intérêt pour ces professions et les avons directement mis en relation avec les entreprises formatrices qui engageaient des apprentis, explique Jean-Luc Guérineau. Pour la quinzaine de places encore disponibles, les jeunes intéressés peuvent donc bénéficier de la rentrée différée au 30 novembre.»

Travailler avec ses mains…

Même écho du côté de Métiers techniques du bâtiment Genève (MBG). Les artisans du secteur de l’installation sanitaire et de la ferblanterie cherchent à engager activement. «Avec la révision en 2017 de la loi fédérale sur l’énergie, un nouveau défi est lancé aux professionnels du bâtiment: améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, expose Serge Bugnon, patron de Technitoit, entreprise de ferblanterie. Le défi implique donc de faire tourner la roue et de pérenniser la transmission de nos savoir-faire.» Ces prochaines années verront croître l’offre dans l’assainissement des bâtiments anciens. Le marché du travail dans ce secteur du second oeuvre va subir un vrai boom: remplacement des chauffages à mazout par des pompes à chaleur, isolation des maisons, etc. Bref, les ferblantiers et les installateurs sanitaires ne vont pas chômer ces trente prochaines années. Entre technique, créativité et physique, ces métiers ont plus d’un attrait et s’organisent entre préparations en atelier et pose sur le chantier. Les premiers, ceux qu’on surnomme les rois des toits, se chargent de protéger les bâtiments des intempéries en assurant l’étanchéité des toits, tandis que les seconds montent non seulement les systèmes d’alimentation en eau potable ou en gaz naturel mais aussi les conduites d’eaux usées.

… et avec sa tête

«Embrasser ces carrières garantit des débouchés et crée de nombreuses opportunités», relaie Serge Bugnon. Jean-Denis Babel abonde: «Ces métiers de l’invisible sont effectivement porteurs en termes d’évolution. Après trois ans d’expérience, le jeune peut devenir contremaître et diriger une équipe, puis choisir de passer en quatre ans la maîtrise et se mettre ensuite à son compte.»

En savoir plus:

Rentrée différée
www.citedesmetiers.ch/geneve,
rubrique «Apprentissage»,
«Trouver une place d’apprentissage».
Recrutements en direct
de l’OFPC www.citedesmetiers.ch/
geneve, rubrique «Agenda».
Prochain recrtuement:
le 30 septembre.
Places d’apprentissage
www.orientation.ch, rubrique
«Rechercher une place d’apprentissage"

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